Créer son entreprise : les démarches administratives expliquées simplement

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Créer une entreprise en France n’est pas qu’une histoire d’idée ou de motivation. C’est surtout une succession de démarches administratives qui conditionnent la survie du projet. Mauvais choix de statut, immatriculation bâclée, absence de protection de la marque ou oublis fiscaux : ces erreurs se paient en stress, en perte de temps et souvent en cashflow. L’objectif n’est pas de faire peur, mais de rendre les choses claires. En comprenant chaque étape, vous gardez la main sur votre projet au lieu de le subir.

Ce guide démonte, point par point, le parcours réel de création d’entreprise : préparation, immatriculation, obligations post-création. Il détaille ce qui est attendu par l’administration, ce qui est stratégique pour votre rentabilité et ce qui peut être simplifié sans prendre de risque. On y parle guichet unique, statuts, capital, annonce légale, assurances, comptes fiscaux et sociaux, mais surtout décisions structurantes : forme juridique, protection sociale, régime fiscal, niveau de capital, gestion comptable. L’idée n’est pas de vous transformer en juriste, mais de vous donner une vision lucide pour décider avec méthode, sans vous perdre dans le jargon.

En bref :

  • PrĂ©parer avant de dĂ©clarer : Ă©tude de marchĂ©, business plan, choix de la structure et des financements sont le vrai socle de votre projet.
  • Statut juridique = consĂ©quences rĂ©elles sur votre responsabilitĂ©, votre fiscalitĂ©, votre protection sociale et l’image de votre entreprise.
  • Guichet unique INPI : toutes les immatriculations passent par cette plateforme, que ce soit pour une micro-entreprise ou une sociĂ©tĂ©.
  • FormalitĂ©s post-crĂ©ation (assurances, comptes fiscaux, Urssaf, comptabilitĂ©) conditionnent votre sĂ©rĂ©nitĂ© Ă  moyen terme, pas seulement votre conformitĂ©.
  • CoĂ»t global des dĂ©marches : entre quelques centaines et plusieurs milliers d’euros selon l’accompagnement, la forme juridique et vos choix de protection.

Sommaire

Démarches administratives de création d’entreprise : poser un projet solide avant de remplir des formulaires

Beaucoup se précipitent sur les formulaires du guichet unique en se disant qu’ils “verront plus tard pour les détails”. C’est l’inverse qu’il faut faire. Les démarches administratives ne servent qu’à formaliser des décisions déjà réfléchies : modèle économique, statut, fiscalité, localisation, financement. L’administration entérine vos choix, elle ne les construit pas pour vous.

Pour visualiser, prenons le cas de Samir, qui veut lancer un atelier de réparation de vélos avec une offre d’abonnements mensuels. Au lieu de foncer créer une micro-entreprise en trois clics, il commence par analyser son quartier, la concurrence, les charges fixes et sa capacité à vivre de cette activité. C’est cette préparation qui va orienter ses démarches administratives : micro-entreprise ou société, besoin d’un local, niveau de capital, éventuelles aides publiques.

Avant de vous confronter à l’INPI, à l’Urssaf ou au greffe, quatre blocs sont incontournables : étude de marché, business plan, choix du statut, financement. Ils paraissent théoriques, mais ils ont un impact immédiat sur vos formulaires et sur le fonctionnement réel de votre boîte dès le premier mois.

Étude de marché : vérifier qu’il y a un vrai business derrière l’idée

L’étude de marché n’est pas un document joli pour les banques, c’est un outil de décision. Elle vise à répondre à des questions simples mais vitales : qui va acheter, à quel prix, à quelle fréquence, face à quels concurrents, dans quel environnement réglementaire. Sans ces réponses, impossible de dimensionner votre structure ou vos démarches administratives.

Concrètement, elle permet de : identifier une demande réelle, comprendre les attentes de votre cible, repérer les concurrents sérieux et leurs faiblesses, choisir un positionnement crédible et fixer vos tarifs. Une créatrice de marque de cosmétiques naturels, par exemple, découvre souvent à ce stade que ses coûts matières + packaging + marketing ne sont pas alignés avec les prix que sa clientèle cible est prête à payer. Mieux vaut l’apprendre maintenant que six mois après la création.

Pour travailler efficacement, il est possible de combiner interviews clients, sondages en ligne, observation de la concurrence, lectures d’études sectorielles et tests réels (préventes, prototypes, offres beta). L’objectif : sortir avec quelques chiffres clés, pas un rapport de 80 pages que personne ne lit. Ces données vous aideront aussi à calculer un chiffre d’affaires prévisionnel réaliste, base de toute réflexion sur la rentabilité.

Business plan : transformer l’idée en modèle économique structuré

Une fois la demande confirmée, le business plan met tout à plat : ce que vous vendez, à qui, comment, à quel coût et avec quelle rentabilité attendue. Il formalise votre modèle économique et donne une vision claire aux banques, aux investisseurs, mais aussi… à vous-même.

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Un bon business plan décrit l’entreprise, ses produits ou services, son marché et sa concurrence, sa stratégie commerciale, ses moyens opérationnels et surtout des prévisions financières crédibles. On y trouve un budget de démarrage, un plan de trésorerie, un compte de résultat prévisionnel et une analyse des risques. Ce document n’est pas figé : il évolue avec le projet, mais il sert de boussole. Pour aller plus loin sur la structuration du modèle, des ressources comme ce guide pour créer une petite entreprise rentable donnent des repères chiffrés utiles.

Dans les faits, c’est ce travail qui permet de choisir s’il est cohérent d’opter pour une micro-entreprise ou d’entrée de jeu pour une SASU ou une EURL. Un consultant B2B avec des missions à 1 500 € la journée, par exemple, dépasse vite les plafonds de la micro-entreprise et a tout intérêt à se projeter sur une structure de société pour optimiser fiscalité et protection sociale.

Choix de la forme juridique : décision centrale pour les démarches et la fiscalité

Le statut juridique n’est pas un détail administratif, c’est la base légale de votre business. Il détermine votre niveau de responsabilité, votre régime social, vos options de fiscalité, vos possibilités d’association et parfois votre crédibilité vis-à-vis des financeurs. Les grandes familles sont simples : entreprise individuelle (EI ou micro-entreprise) et sociétés (SASU, SAS, EURL, SARL, SCI, etc.).

Pour un démarrage solo, le choix se fait souvent entre EI, micro-entreprise, SASU ou EURL. L’entreprise individuelle et la micro permettent des démarches ultra-simplifiées via le guichet unique, peu de coûts de départ et une gestion allégée. En contrepartie, la fiscalité est moins optimisable et les plafonds de chiffre d’affaires de la micro peuvent vite coincer. Pour comparer les options, les ressources comme ce décryptage sur l’entreprise individuelle ou ce guide sur la micro-entreprise en 2026 permettent d’affiner selon votre situation.

Là où une SASU ou une SARL coûtent plus cher et demandent des formalités plus lourdes, elles offrent une responsabilité limitée aux apports, une image plus “pro” pour certains partenaires et des marges de manœuvre plus fines en termes de rémunération et de fiscalité. Le vrai sujet n’est donc pas “le statut le plus simple”, mais “le statut le plus cohérent avec le modèle économique et les objectifs”. Au besoin, il est pertinent de valider ce choix avec un expert-comptable ou un avocat avant d’appuyer sur “envoyer” sur le guichet unique.

Ce premier bloc montre une chose : la meilleure démarche administrative, c’est celle qu’on aborde avec un projet déjà structuré.

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Créer une entreprise individuelle ou une micro-entreprise : démarches administratives simplifiées

Pour ceux qui veulent tester une activité, se lancer en solo ou démarrer avec des risques limités, l’entreprise individuelle et particulièrement le régime micro restent des portes d’entrée puissantes. Les démarches administratives sont allégées, les coûts de départ faibles et il n’y a ni capital social ni statuts à rédiger. Mais “simple” ne veut pas dire “sans conséquence”. Mal comprendre les obligations sociales et fiscales, c’est s’exposer à des régularisations douloureuses.

Revenons à Samir et son atelier vélo. Il choisit de commencer en micro-entreprise pour tester son marché sans se verrouiller dans une structure trop lourde. Ses démarches vont passer quasi exclusivement par le guichet unique de l’INPI et l’Urssaf, mais chaque clic a un impact concret sur sa trésorerie future.

Entreprise individuelle et micro-entreprise : ce que ça change concrètement

En entreprise individuelle, l’activité et la personne sont juridiquement liées. Depuis la réforme récente, le patrimoine professionnel est mieux protégé, mais l’esprit reste le même : structure légère, décisions rapides, comptabilité simplifiée (surtout en micro). Le régime micro-entreprise se distingue par un calcul forfaitaire des cotisations et de l’impôt sur la base du chiffre d’affaires, avec des plafonds à ne pas dépasser.

Cette formule est efficace pour tester un business de services, du freelancing ou une activité e-commerce de petite taille. Mais au-delà d’un certain volume, la charge fiscale et sociale peut devenir lourde. C’est pour cela qu’il est utile de comprendre le régime fiscal de la micro-entreprise avant de se lancer, notamment la différence entre versement libératoire, barème progressif et impact des charges non déductibles.

Le cœur du sujet est là : dans ce régime, la simplicité administrative se paie par une moins bonne optimisation fiscale quand l’activité décolle vraiment.

Inscription via le guichet unique : déroulé concret

Pour une entreprise individuelle ou une micro, les démarches passent désormais intégralement par le guichet unique de l’INPI. Plus de CFE papier, tout se joue en ligne. Le processus type est le suivant :

  • crĂ©ation d’un compte utilisateur sur procedures.inpi.fr ;
  • choix “Entreprise” puis “CrĂ©ation” et sĂ©lection “EI” ou “micro-entreprise” ;
  • saisie des informations personnelles (identitĂ©, adresse, situation familiale) ;
  • description de l’activitĂ© : nature (commerciale, artisanale, libĂ©rale), date de dĂ©but, lieu d’exercice ;
  • choix du rĂ©gime fiscal et social (micro-BIC, micro-BNC, versement libĂ©ratoire si Ă©ligible) ;
  • dĂ©pĂ´t des pièces justificatives : pièce d’identitĂ©, justificatif de domiciliation, dĂ©claration de non-condamnation, Ă©ventuels diplĂ´mes ou autorisations pour activitĂ©s rĂ©glementĂ©es ;
  • validation, paiement Ă©ventuel de frais (selon activitĂ©) et envoi.

Quelques jours plus tard, Samir reçoit son certificat d’inscription au registre national des entreprises avec son numéro SIREN et son code APE. À partir de ce moment, l’administration considère que son activité existe et qu’elle doit être suivie fiscalement et socialement.

Spécificités à ne pas négliger : domiciliation, activité réglementée, TVA

Même avec un statut simplifié, certaines décisions restent stratégiques. La domiciliation, par exemple : siège chez soi, dans un local loué ou via une société de domiciliation ? Chaque option a des impacts en termes de coût, d’image et parfois de fiscalité locale (CFE). Il est également indispensable de vérifier si l’activité est réglementée : métiers du bâtiment, santé, transport, services à la personne… Des diplômes, assurances ou autorisations préalables peuvent être exigés.

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Côté TVA, beaucoup d’auto-entrepreneurs démarrent sous le régime de franchise en base, sans facturer de TVA. Mais dès que les seuils sont dépassés ou que la clientèle est principalement professionnelle, il peut devenir intéressant de passer à la TVA. Pour les activités qui travaillent avec l’Europe, la gestion de la TVA intracommunautaire devient vite un sujet concret, même pour des “petites structures” qui vendent des services digitaux à l’étranger.

Pour une vue d’ensemble, des ressources comme les démarches pour créer une micro-entreprise en 2026 ou ce guide sur l’ouverture d’entreprise et ses démarches complètent ce panorama avec des check-lists actionnables.

L’enseignement clé de cette section est simple : même dans le cadre le plus simplifié, chaque case cochée sur le guichet unique conditionne votre fiscalité, vos charges et votre marge.

Créer une société (SAS, SASU, SARL, EURL) : formalités juridiques et immatriculation étape par étape

Dès qu’il y a volonté de s’associer, de structurer un projet ambitieux ou de séparer plus clairement le patrimoine pro et perso, la création d’une société devient logique. En contrepartie, le parcours administratif se densifie : statuts, capital, annonce légale, dépôt sur le guichet unique, déclaration des bénéficiaires effectifs. Bien géré, ce processus pose les fondations d’une structure prête à croître sans exploser juridiquement.

Imaginons maintenant que Samir s’associe avec une amie spécialisée en e-commerce pour lancer une marque de vélos reconditionnés avec site marchand. La logique d’association, les besoins de financement et la volonté de construire un actif revendable les orientent vers une SAS. Le sérieux de leurs démarches administratives deviendra un argument auprès des banques, des partenaires et des futurs investisseurs.

Rédaction des statuts : le contrat de base entre associés

Les statuts sont la colonne vertébrale de votre société. Ils définissent la forme juridique, l’objet social, le siège, la durée, le capital, la répartition des parts, les règles de décision, les modalités d’entrée et de sortie des associés. Un modèle téléchargé à la va-vite peut sembler économique sur le moment, mais il peut coûter très cher en cas de conflit ou de changement de stratégie.

Une SAS offre une grande souplesse, mais cette souplesse suppose de penser à froid des sujets inconfortables : que se passe-t-il si un associé veut partir ? Qui décide en cas de désaccord ? Comment sont rémunérés dirigeants et associés ? Dans une SARL, le cadre légal est plus rigide, ce qui rassure certains profils mais limite la créativité sur la gouvernance.

De nombreux entrepreneurs choisissent de déléguer cette partie à un avocat ou à un expert des formalités. Le coût (quelques centaines d’euros) peut paraître élevé au départ, mais il sécurise des années de fonctionnement. Là encore, la logique est simple : un business sérieux mérite des statuts solides.

Capital social, annonce légale, guichet unique : la mécanique concrète

Au moment de la constitution, les associés doivent définir et déposer un capital social. La loi autorise des montants très faibles (1 €), mais dans la pratique, un capital trop bas envoie un mauvais signal aux banques et aux partenaires. Un ticket entre 500 € et 1 000 € minimum est souvent conseillé, plus pour les projets nécessitant du stock ou des investissements lourds.

Les apports peuvent être en numéraire (argent), en nature (matériel, véhicule, fonds de commerce) ou en industrie (compétences, travail). Les apports en numéraire sont déposés sur un compte bloqué (banque ou notaire), qui délivre une attestation de dépôt. Les apports en nature importants peuvent nécessiter un commissaire aux apports, sauf si certaines conditions de montants sont respectées.

Une fois le capital constitué, il faut publier une annonce légale de constitution dans un journal habilité. Cette annonce récapitule les éléments clés de la société : dénomination, sigle éventuel, forme, capital, siège, objet, durée, identité des dirigeants. Le coût varie selon la forme juridique, typiquement entre une centaine et quelques centaines d’euros.

Après cela, le dossier complet (statuts signés, attestation de dépôt, justificatif de domiciliation, attestation de parution dans un JAL, pièces d’identité, déclaration des bénéficiaires effectifs, etc.) est déposé sur le guichet unique de l’INPI. Le greffe du tribunal de commerce vérifie ensuite le dossier et, si tout est conforme, immatricule la société au RCS et délivre l’extrait Kbis.

Formalité Rôle dans la création Coût indicatif
Rédaction des statuts Fixe les règles de fonctionnement et la répartition des pouvoirs 0 à 1 000 € selon que vous faites seul ou avec un pro
Domiciliation Détermine l’adresse du siège social et la CFE de référence À partir de 20 €/mois pour une société de domiciliation
Annonce légale Informe officiellement les tiers de la création de la société Environ 120 à 460 € selon forme et territoire
Déclaration des bénéficiaires effectifs Identifie les personnes physiques qui contrôlent la société Une vingtaine d’euros de frais de greffe
Immatriculation RCS Donne existence juridique et numéro SIREN Environ 30 à 70 €

Déclaration des bénéficiaires effectifs : pourquoi l’État s’y intéresse

Depuis quelques années, toute société doit déclarer ses bénéficiaires effectifs, c’est-à-dire les personnes physiques qui détiennent plus de 25 % du capital ou exercent un contrôle réel sur la structure. L’objectif officiel est de lutter contre le blanchiment, la fraude et la dissimulation d’ayant droit.

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Concrètement, cette déclaration liste pour chaque personne concernée son identité, sa nationalité, son adresse, la nature de son contrôle et sa part dans le capital ou les droits de vote. Elle est déposée en même temps que la demande d’immatriculation sur le guichet unique. Pour une SASU avec un seul associé, la démarche est rapide. Pour un actionnariat plus complexe, mieux vaut se faire accompagner pour éviter les erreurs.

Ce niveau de transparence peut paraître intrusif, mais il fait partie du cadre normal de création de société aujourd’hui. L’important est de l’intégrer dans le planning des démarches pour ne pas retarder l’obtention du Kbis.

Formalités post-création : ce qui fait la différence entre une entreprise qui tourne et une entreprise qui subit

Une fois le Kbis ou le certificat RNE en poche, beaucoup pensent que “le plus dur est fait”. En réalité, c’est à ce moment que démarre le vrai travail de structure. Les formalités post-création ne se limitent pas à cocher des cases : elles sécurisent votre responsabilité, votre trésorerie et votre capacité à piloter l’activité. Les négliger, c’est ouvrir la porte aux litiges, aux redressements et au stress permanent.

Pour Samir et son associée, c’est la période où tout s’accélère : location de local, négociation avec la banque, signature des premiers contrats fournisseurs, paramétrage du logiciel de facturation. Chaque mauvaise décision prise dans l’urgence peut leur coûter des marges ou une partie de leur temps futur.

Assurances professionnelles : bouclier minimal pour ne pas perdre tout en un incident

Certaines assurances sont obligatoires, d’autres seulement fortement recommandées, mais toutes répondent à une logique : limiter l’impact d’un événement grave sur votre structure. La Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro) reste la base. Elle couvre les dommages matériels, immatériels ou corporels causés à des tiers dans le cadre de votre activité. Pour les métiers du bâtiment, la garantie décennale est imposée par la loi.

Au-delà de ces obligations, des couvertures comme la multirisque professionnelle (locaux, stocks, matériel), la protection juridique ou l’assurance perte d’exploitation peuvent sauver une entreprise après un incendie, un dégât des eaux, un vol de matériel ou un litige lourd. Ce ne sont pas que des “dépenses en plus” : ce sont des filets de sécurité qui évitent qu’un incident isolé ne vous fasse basculer en difficulté de trésorerie ou en dépôt de bilan.

Compte bancaire, comptes fiscaux et sociaux : organiser le flux d’argent

Pour une société, le compte bancaire professionnel est obligatoire. Pour une entreprise individuelle, il devient imposé au-delà d’un certain seuil de chiffre d’affaires, mais reste de toute façon indispensable pour garder une visibilité claire sur le business. Mélanger argent perso et pro est le meilleur moyen de perdre en lisibilité et d’attirer l’attention de l’administration fiscale.

Ensuite viennent les comptes en ligne sur les sites de l’administration : impots.gouv pour la TVA, la CFE et l’impôt sociétés ou revenus, Urssaf pour les cotisations sociales et les déclarations de chiffre d’affaires des micro-entrepreneurs. S’inscrire tôt, paramétrer les bons espaces et comprendre le calendrier des échéances permet de piloter la trésorerie au lieu de la subir.

La fiscalité entrepreneuriale reste un terrain souvent flou pour les créateurs. Des ressources dédiées comme ce panorama de la fiscalité des entreprises ou ce guide sur les leviers d’optimisation fiscale aident à comprendre les mécanismes avant de faire des choix durables (IS vs IR, régime de TVA, rémunération vs dividendes, etc.).

Protection de la marque, brevets, comptabilité : transformer l’activité en actif

Une entreprise ne se résume pas à des factures. C’est aussi un actif immatériel : nom, logo, méthodes, technologie, réputation. Déposer une marque auprès de l’INPI permet d’en sécuriser l’usage et de se protéger contre les copies. Pour un business qui repose sur une innovation technique, un brevet peut verrouiller une position concurrentielle pendant des années. Là encore, l’idée n’est pas de tout breveter par principe, mais de protéger ce qui constitue le cœur de votre avantage.

La mise en place d’une comptabilité rigoureuse est l’autre pilier souvent sous-estimé. Même pour une très petite entreprise, tenir à jour recettes, dépenses, échéances, factures clients et fournisseurs change tout. Une bonne compta n’est pas qu’une obligation légale ; c’est un outil de pilotage : marges par produit, clients rentables vs toxiques, charges fixes compressibles, saisonnalité de la trésorerie.

Certains gèrent via un tableur au début, d’autres adoptent tout de suite un logiciel et un expert-comptable. L’essentiel est qu’il y ait une méthode stable et qu’elle soit respectée chaque mois. Dans l’idéal, votre structure comptable doit vous permettre d’anticiper, par exemple, une stratégie de diversification de votre modèle économique ou une future croissance sans perdre le fil des chiffres.

Ce bloc post-création montre que les démarches administratives ne s’arrêtent pas au Kbis : elles structurent la gestion au quotidien.

Quelles sont les démarches administratives incontournables pour créer une entreprise en France ?

Les dĂ©marches essentielles sont : dĂ©finir un projet structurĂ© (Ă©tude de marchĂ©, business plan), choisir une forme juridique adaptĂ©e (EI, micro-entreprise, SASU, EURL, SAS, SARL), dĂ©clarer l’entreprise via le guichet unique de l’INPI, fournir les pièces justificatives (identitĂ©, domiciliation, statuts pour les sociĂ©tĂ©s, attestation de dĂ©pĂ´t du capital, annonce lĂ©gale, bĂ©nĂ©ficiaires effectifs) et obtenir le numĂ©ro SIREN et le code APE. Pour les sociĂ©tĂ©s commerciales, l’immatriculation au RCS et l’obtention du Kbis valident la crĂ©ation.

Combien coĂ»tent en moyenne les formalitĂ©s de crĂ©ation d’entreprise ?

Le coĂ»t varie selon la forme juridique et le niveau d’accompagnement. Pour une micro-entreprise, les frais sont souvent limitĂ©s Ă  quelques dizaines d’euros, voire inexistants selon le type d’activitĂ©. Pour une sociĂ©tĂ© (SASU, EURL, SAS, SARL), il faut prĂ©voir l’annonce lĂ©gale, l’immatriculation, Ă©ventuellement la rĂ©daction des statuts par un professionnel et, si besoin, un commissaire aux apports. Globalement, la fourchette se situe entre 500 € et 3 000 €, selon la complexitĂ© du dossier et les options choisies.

Quelle est la différence administrative entre micro-entreprise et société ?

En micro-entreprise, les dĂ©marches sont simplifiĂ©es : aucune rĂ©daction de statuts, pas de capital Ă  dĂ©poser, pas d’annonce lĂ©gale. Une dĂ©claration en ligne sur le guichet unique avec quelques justificatifs suffit. En sociĂ©tĂ©, il faut rĂ©diger des statuts, constituer un capital social, publier une annonce lĂ©gale, dĂ©poser un dossier complet sur le guichet unique et dĂ©clarer les bĂ©nĂ©ficiaires effectifs. La sociĂ©tĂ© offre plus de possibilitĂ©s en matière de fiscalitĂ©, de protection du patrimoine et d’association, au prix de formalitĂ©s plus lourdes.

Combien de temps faut-il pour obtenir son SIREN et dĂ©marrer l’activitĂ© ?

Pour une entreprise individuelle ou une micro-entreprise, le SIREN est gĂ©nĂ©ralement attribuĂ© dans les jours qui suivent la dĂ©claration complète sur le guichet unique, sous rĂ©serve que le dossier soit conforme. Pour une sociĂ©tĂ©, les dĂ©lais sont un peu plus longs, le temps que le greffe examine le dossier, mais restent souvent de l’ordre de quelques jours Ă  quelques semaines. Anticiper les pièces Ă  fournir et bien remplir les formulaires permet d’Ă©viter les allers-retours et de raccourcir les dĂ©lais.

Faut-il se faire accompagner pour les démarches administratives de création ?

Ce n’est pas une obligation, mais c’est souvent une bonne dĂ©cision, surtout pour une sociĂ©tĂ© ou un projet avec des enjeux financiers importants. Un expert-comptable, un avocat ou un service spĂ©cialisĂ© peut sĂ©curiser le choix du statut, la rĂ©daction des statuts, le montage du dossier d’immatriculation et les premiers choix fiscaux. Pour une simple micro-entreprise, beaucoup de crĂ©ateurs gèrent seuls, Ă  condition de bien se documenter sur le rĂ©gime choisi et ses consĂ©quences sociales et fiscales.

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