Les acomptes d’impôt sur les sociétés ne sont pas un détail comptable. Ils sortent du compte bancaire avant même que le résultat de l’année soit définitivement connu. Pour une société bénéficiaire, mal anticiper ces échéances peut créer une tension de trésorerie évitable, surtout après une phase de croissance, un recrutement ou plusieurs retards de paiement clients. L’IS se règle généralement en quatre versements provisionnels, puis par un solde final après la clôture.
Le mécanisme paraît simple : chaque versement repose en principe sur l’impôt payé lors de l’exercice précédent. Dans la réalité, le premier acompte utilise souvent une base plus ancienne, les entreprises nouvellement créées sont dispensées, les petites sociétés peuvent ne rien devoir avant le solde, et une modulation reste possible en cas de baisse d’activité. L’enjeu n’est donc pas seulement de connaître les dates. Il faut comprendre ce qui sort, pourquoi cela sort et comment l’intégrer dans une vraie gestion de cashflow.
En bref
- Les sociétés soumises à l’IS versent habituellement quatre acomptes trimestriels et un solde.
- Pour une clôture au 31 décembre, les échéances 2026 sont les 16 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre.
- Chaque acompte correspond en principe à 25 % de l’IS de référence.
- Le premier acompte de mars est calculé sur l’exercice N-2, puis régularisé en juin avec les données de N-1.
- Une entreprise nouvelle ou ayant réglé moins de 3 000 € d’IS au titre de l’exercice de référence peut être dispensée.
- La modulation protège la trésorerie, mais une estimation trop optimiste expose à une majoration de 5 % et à des intérêts de retard.
Acompte d’IS en 2026 : principe, entreprises concernées et logique de paiement
L’acompte d’IS est un paiement anticipé de l’impôt sur les bénéfices. L’administration fiscale ne demande pas aux sociétés d’attendre la fin de l’exercice pour payer l’intégralité de leur impôt. Elle répartit l’effort sur l’année, selon un calendrier prévu par le Code général des impôts. En pratique, une entreprise soumise à l’impôt sur les sociétés règle son IS en cinq temps : quatre avances, puis un ajustement final.
Ce fonctionnement concerne les structures imposées à l’IS de plein droit ou sur option. Une SAS, une SASU, une SARL, une SA ou une EURL ayant opté pour l’IS entrent généralement dans ce cadre. Certaines sociétés civiles exerçant une activité commerciale peuvent également y être soumises. Les associations qui développent une activité lucrative peuvent aussi être concernées pour cette activité.
À l’inverse, une entreprise imposée à l’impôt sur le revenu n’entre pas dans ce système. Une EURL avec un associé unique personne physique, restée à l’IR, ne verse donc pas d’acomptes d’IS. C’est un point simple, mais essentiel : avant de bâtir un prévisionnel fiscal, il faut vérifier le régime réel de l’entreprise. Beaucoup de dirigeants confondent la forme juridique avec le régime fiscal. Or une EURL, par exemple, peut relever de l’IR ou de l’IS selon sa situation et ses choix.
Pourquoi l’IS fractionné pèse sur la trésorerie
Un acompte ne correspond pas nécessairement à la rentabilité actuelle. Il repose surtout sur le bénéfice passé. C’est là que les difficultés commencent. Une société ayant connu une excellente année peut devoir avancer un montant significatif l’année suivante, même si son activité ralentit brutalement entre-temps.
Imaginons Atelier Nova, une SAS de conseil qui a dégagé un bon résultat en 2025 grâce à deux missions exceptionnelles. En 2026, l’un de ses gros clients réduit son budget et les règlements prennent du retard. Les acomptes restent calculés sur l’IS 2025, alors que la trésorerie disponible baisse. La fiscalité ne crée pas le problème initial, mais elle peut accélérer la tension financière si aucun suivi mensuel n’existe.
C’est pourquoi les acomptes doivent apparaître dans le plan de trésorerie au même titre que les salaires, les charges sociales, les loyers, les achats et la TVA. Un business rentable sur le papier peut se retrouver fragile en banque. La différence entre les deux tient souvent au calendrier des encaissements et des décaissements.
Les deux situations de dispense à connaître
La première dispense concerne les sociétés dont l’IS de référence est inférieur à 3 000 €. Dans ce cas, l’impôt est réglé directement avec le solde, sans quatre prélèvements intermédiaires. Il ne s’agit pas d’une exonération d’impôt : seulement d’une simplification de paiement.
La seconde vise les entreprises nouvellement créées ou nouvellement soumises à l’IS. Durant leur premier exercice ou leur première période d’imposition, elles n’ont pas encore d’exercice antérieur de référence. Elles ne versent donc aucun acompte. Elles paient l’intégralité de leur premier IS au moment du solde.
Cette dispense de départ est utile, mais elle peut masquer un futur choc de cash. Si la première année est bénéficiaire, les acomptes démarrent dès l’exercice suivant. Le dirigeant devra alors financer les avances de l’année en cours tout en réglant éventuellement le solde de l’année précédente. Créer est excitant ; anticiper la deuxième année est ce qui sécurise vraiment l’entreprise.

Dates des acomptes d’IS 2026 : calendrier, échéances et exercices décalés
Pour les entreprises dont l’exercice se termine le 31 décembre, les échéances sont faciles à mémoriser : mars, juin, septembre et décembre. Le paiement doit intervenir au plus tard le 15 de chacun de ces mois. Toutefois, le calendrier réel compte les week-ends et les jours non ouvrés. En 2026, le 15 mars tombe un dimanche. La première échéance est donc automatiquement reportée au lundi 16 mars 2026.
| Versement | Date limite pour une clôture au 31 décembre | Base de calcul habituelle |
|---|---|---|
| 1er acompte | 16 mars 2026 | IS de l’exercice N-2 |
| 2e acompte | 15 juin 2026 | Régularisation selon l’IS N-1 |
| 3e acompte | 15 septembre 2026 | 25 % de l’IS N-1 |
| 4e acompte | 15 décembre 2026 | 25 % de l’IS N-1, sauf régime particulier |
Pour une entreprise qui clôture au 31 décembre, il est donc utile de prévoir les sorties fiscales dans le budget prévisionnel dès janvier. Attendre le rappel de l’expert-comptable ou de l’espace professionnel impots.gouv.fr n’est pas une stratégie. C’est une réaction tardive.
Exercice décalé : les dates ne suivent plus l’année civile
Une société peut clôturer ses comptes à une autre date, par exemple le 30 juin, le 30 septembre ou le 31 mars. Dans ce cas, les échéances ne sont pas fixées par rapport au 1er janvier. Elles restent dues le 15 du troisième, du sixième, du neuvième et du douzième mois de l’exercice.
Une entreprise clôturant le 30 juin suit donc un rythme différent d’une société calée sur l’année civile. Cette distinction est importante lors d’une reprise d’entreprise, d’un changement de date de clôture ou de la mise en place d’une holding. Le dirigeant doit reprendre le calendrier fiscal réel, pas appliquer mécaniquement les dates entendues autour de lui.
Le tableau publié sur impots.gouv.fr permet de retrouver les échéances en fonction de la période de clôture. Le principe ne change pas : quatre rendez-vous sont répartis durant l’exercice. Seule leur position dans l’année évolue.
Déclaration et paiement : le relevé n° 2571
Chaque acompte est déclaré avec le relevé d’acompte n° 2571, aussi identifié par le CERFA n° 12403. La transmission passe par voie électronique, depuis l’espace professionnel de l’entreprise ou via un partenaire EDI. Le paiement est généralement effectué par télérèglement.
Lorsque l’IS dépasse 3 000 €, le recours au paiement dématérialisé est obligatoire. Un règlement par un moyen inadapté peut entraîner une sanction distincte, avec une majoration de 0,2 %, dont le minimum est fixé à 60 €. Le retard de paiement est plus coûteux : il peut générer une majoration de 5 %, accompagnée d’intérêts de retard.
Pour Atelier Nova, la solution pratique consiste à créer quatre alertes bancaires et comptables, au moins dix jours avant chaque date. Cela laisse le temps de vérifier le montant, les crédits d’impôt utilisables et la disponibilité bancaire. Un paiement fiscal ne devrait jamais être découvert la veille. Le calendrier est fixe ; la bonne gestion consiste à rendre la sortie prévisible.
Calcul des acomptes d’IS : taux, premier versement et exemple chiffré
La règle de base est nette : chaque acompte représente normalement 25 % de l’IS dû au titre de l’exercice précédent. Les quatre versements additionnés couvrent donc 100 % de l’impôt de référence. Il faut parler d’IS réellement dû, après prise en compte des règles fiscales applicables, et non du simple résultat comptable affiché avant retraitements.
Le taux normal de l’impôt sur les sociétés reste fixé à 25 %. Certaines PME peuvent profiter du taux réduit de 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice imposable, si elles remplissent les conditions cumulatives : chiffre d’affaires inférieur à 10 millions d’euros, capital entièrement libéré et détention du capital à au moins 75 % par des personnes physiques ou, selon les cas prévus, par des sociétés répondant aux critères requis.
Le taux réduit ne signifie pas que toute l’entreprise est taxée à 15 %. Il s’applique uniquement à la tranche éligible. Au-delà de 42 500 € de bénéfice imposable, le taux de 25 % reprend. Une erreur fréquente consiste à appliquer le taux réduit à l’ensemble du bénéfice. Cette erreur fausse l’impôt estimé, les acomptes et, au final, le budget de trésorerie.
Pourquoi le premier acompte n’utilise pas toujours le dernier résultat
Le premier versement tombe tôt dans l’année. Pour une clôture au 31 décembre, il est dû le 16 mars 2026. Or le résultat fiscal de 2025 n’est pas toujours définitivement arrêté et déclaré à cette date. L’entreprise utilise donc provisoirement l’IS de l’exercice 2024, soit N-2.
À partir du deuxième acompte, l’IS 2025 est connu. La société recalcule alors ce qu’elle aurait dû avoir versé au total après deux échéances, soit 50 % de l’impôt N-1. Elle ajuste le deuxième versement pour rattraper l’écart. Cette mécanique est souvent mal comprise parce que le montant de juin peut être bien supérieur à celui de mars.
Si l’exercice N-2 était déficitaire, le premier acompte peut être nul. Cela ne veut pas dire que l’année est tranquille. Si N-1 est bénéficiaire, le deuxième acompte absorbera le rattrapage. Une société qui découvre ce point trop tard peut avoir un besoin de financement soudain en juin.
Exemple de calcul pour une société au taux normal
Supposons qu’Atelier Nova ait payé 60 000 € d’IS au titre de 2024 et 80 000 € au titre de 2025. Son exercice 2026 se termine le 31 décembre. Le premier acompte est calculé avec la base 2024 : 60 000 € multipliés par 25 %, soit 15 000 €.
En juin, le montant d’IS 2025 est disponible. Les deux premiers versements doivent représenter 50 % de 80 000 €, soit 40 000 €. Comme 15 000 € ont déjà été réglés en mars, le deuxième acompte atteint 25 000 €. Les troisième et quatrième acomptes sont ensuite de 20 000 € chacun.
- 16 mars : 15 000 € sur la base de l’IS 2024.
- 15 juin : 25 000 € pour atteindre 50 % de l’IS 2025.
- 15 septembre : 20 000 €.
- 15 décembre : 20 000 €.
Le total des avances atteint 80 000 €. Le résultat réel de 2026 permettra ensuite de calculer le solde. Si l’IS 2026 est de 95 000 €, il restera 15 000 € à payer. S’il est de 70 000 €, l’entreprise aura versé 10 000 € en trop. Le calcul fiscal est une méthode ; son effet sur le cashflow est une décision de gestion.
Modulation des acomptes d’IS : réduire un versement sans créer de pénalités
La modulation des acomptes permet à une entreprise de réduire un paiement, voire de ne pas le verser, lorsqu’elle estime que l’impôt de l’exercice en cours sera inférieur aux sommes déjà réglées. C’est un outil légitime. Il n’est pas réservé aux entreprises en difficulté. Une activité saisonnière, la perte d’un contrat, une hausse soudaine des achats ou une marge dégradée peuvent justifier une estimation revue à la baisse.
Le principe est simple : la société peut minorer un acompte si le cumul de ses versements est au moins égal à l’IS qu’elle prévoit devoir pour l’exercice, calculé avant imputation des crédits d’impôt. Sur le relevé n° 2571, elle coche la case « Minoration ». Aucune autorisation préalable n’est à demander.
Cette souplesse ne doit pas être confondue avec un droit à improviser. L’administration accepte une estimation fondée. Elle sanctionne une sous-estimation abusive. Si le montant finalement dû démontre que les versements étaient insuffisants, une majoration de 5 % peut s’appliquer sur la fraction non réglée, avec les intérêts de retard prévus par la réglementation.
Une estimation sérieuse repose sur des chiffres, pas sur l’espoir
Pour moduler correctement, il faut partir d’une situation comptable récente. Le dirigeant doit analyser le chiffre d’affaires facturé, les encaissements, la marge brute, les charges fixes, les salaires, les investissements et les charges exceptionnelles. Il ne suffit pas de constater que « le mois a été calme ».
Atelier Nova peut, par exemple, constater en septembre que son chiffre d’affaires cumulé recule de 35 %, que sa marge est comprimée par la sous-traitance et qu’aucun gros contrat ne sera signé avant décembre. La direction peut alors établir une projection prudente. Si l’IS prévisionnel 2026 tombe à 45 000 € alors que 40 000 € ont déjà été versés, le troisième ou le quatrième acompte peut être revu à la baisse, dans la limite du montant réellement estimé.
Le bon réflexe est de documenter le calcul : export comptable, prévisionnel actualisé, hypothèses commerciales et tableau de marge. Ces documents ne sont pas à joindre systématiquement au relevé, mais ils permettent de justifier la décision en cas de contrôle ou de question ultérieure.
Crédits d’impôt, créances fiscales et erreurs fréquentes
Les crédits d’impôt, comme certains crédits liés à la recherche ou à la formation des dirigeants, demandent une attention spécifique. Ils ne réduisent pas nécessairement la base de calcul des acomptes, mais ils peuvent être imputés selon les modalités prévues sur les paiements ou le solde. L’imputation doit être correctement tracée dans le relevé fiscal.
Une autre erreur fréquente consiste à confondre acompte d’IS et acompte de TVA. Les deux prélèvements peuvent coexister, notamment pour les entreprises au régime réel simplifié de TVA. Ils ne répondent pas à la même logique, ne se calculent pas avec les mêmes données et ne doivent jamais être fusionnés dans un suivi vague des « taxes à payer ».
Un tableau de pilotage utile comporte au minimum les échéances, le montant provisionné, le montant réglé, le résultat prévisionnel et les crédits d’impôt disponibles. Cette discipline semble basique. Pourtant, elle fait souvent la différence entre une modulation maîtrisée et une mauvaise surprise. Réduire un acompte est une décision financière ; elle doit être défendue par un prévisionnel crédible.
Solde d’IS, grandes entreprises et pilotage de trésorerie après les acomptes
Les quatre acomptes ne clôturent pas le sujet. Après la fin de l’exercice, l’entreprise calcule son résultat fiscal définitif, détermine l’IS réellement dû et compare ce montant avec les avances déjà payées. Cette régularisation est déclarée sur le relevé de solde n° 2572, correspondant au CERFA n° 12404.
Pour un exercice qui se termine le 31 décembre, le solde est à payer au plus tard le 15 mai de l’année suivante. Pour une clôture décalée, la règle générale correspond au 15e jour du quatrième mois suivant la date de clôture. La liasse fiscale et le règlement du solde ne suivent pas toujours exactement le même calendrier opérationnel : les traiter comme un seul bloc crée des oublis.
Dette fiscale ou excédent : les deux scénarios de fin d’exercice
Si l’IS définitif est supérieur aux acomptes, la société verse la différence. Cette somme représente la dette d’IS qui apparaît au passif du bilan à la clôture. Elle doit être provisionnée comptablement même si elle n’est réglée que plusieurs mois plus tard. C’est un point important pour lire correctement les comptes : un bénéfice affiché n’est pas intégralement disponible pour financer un dividende, un investissement ou une embauche.
Si les acomptes dépassent l’impôt final, l’entreprise détient une créance sur le Trésor. L’excédent peut être remboursé dans les trente jours suivant le dépôt du relevé de solde ou imputé sur d’autres impôts directs dus. Pour une structure à trésorerie serrée, demander et suivre le remboursement n’est pas un détail administratif. C’est du cash qui doit revenir dans l’entreprise.
Une entreprise en croissance doit éviter un raisonnement trompeur : « l’excédent sera remboursé plus tard, donc ce n’est pas grave ». Immobiliser plusieurs milliers d’euros pendant des mois peut limiter le financement du stock, le recrutement ou la capacité à absorber un impayé client. La rentabilité ne dispense jamais de gérer les dates.
Le régime particulier des grandes entreprises
Les sociétés dont le chiffre d’affaires atteint au moins 250 millions d’euros relèvent d’un dispositif spécifique pour le quatrième acompte. Elles doivent ajuster ce dernier versement selon leur résultat prévisionnel de l’exercice en cours. Le total des quatre versements doit couvrir au minimum 95 % de l’IS estimé lorsque le chiffre d’affaires se situe entre 250 millions et 5 milliards d’euros, puis 98 % à partir de 5 milliards d’euros.
La loi de finances pour 2026 prolonge également la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises pour les exercices concernés. Pour le second exercice clos à compter du 31 décembre 2026, le seuil d’entrée est porté à 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Les entreprises concernées doivent prévoir un versement anticipé de 98 % de cette contribution au moment du dernier acompte d’IS.
Ces règles ciblent des groupes très éloignés du quotidien d’une PME. Elles rappellent toutefois une idée utile à toute structure : plus l’entreprise grossit, plus l’approximation fiscale coûte cher. Le pilotage doit évoluer avec la taille du business.
La routine de gestion qui évite les mauvaises surprises
Une routine simple suffit souvent. Chaque mois, rapprochez le bénéfice prévisionnel du bénéfice réellement réalisé. Chaque trimestre, vérifiez le montant d’IS provisionné. En septembre, préparez une estimation prudente pour décider s’il faut maintenir ou minorer les prochains versements. Enfin, après la clôture, identifiez sans attendre le solde à financer.
Les sources de référence restent le BOFiP et l’espace professionnel sur impots.gouv.fr. Un expert-comptable ou un fiscaliste reste utile lorsque l’entreprise cumule groupe fiscal, crédits d’impôt, opérations de reprise, fusion ou activité internationale. Un acompte maîtrisé ne rend pas un business rentable ; il évite qu’un business rentable manque d’air au mauvais moment.
Une SASU créée récemment doit-elle payer des acomptes d’IS dès sa première année ?
Non. Une société nouvellement créée ou nouvellement soumise à l’IS est dispensée d’acomptes pendant son premier exercice ou sa première période d’imposition. Elle règle son premier IS avec le relevé de solde après la clôture. Les acomptes démarrent ensuite si l’IS de référence atteint le seuil applicable.
Quelle est la première échéance d’acompte d’IS pour une société clôturant au 31 décembre en 2026 ?
La première date théorique est le 15 mars. En 2026, cette date tombe un dimanche. L’échéance est donc reportée au premier jour ouvré suivant, soit le lundi 16 mars 2026.
Peut-on diminuer un acompte d’IS si l’activité baisse fortement ?
Oui. L’entreprise peut minorer ou suspendre un acompte si les sommes déjà réglées couvrent l’IS qu’elle estime devoir au titre de l’exercice en cours. La case « Minoration » doit être utilisée sur le relevé n° 2571. L’estimation doit être sérieuse, car une insuffisance peut entraîner une majoration de 5 % et des intérêts de retard.
Que se passe-t-il si les acomptes versés sont supérieurs à l’IS définitif ?
L’entreprise dispose d’un excédent. Après le dépôt du relevé de solde n° 2572, cet excédent peut être remboursé, en principe dans les trente jours, ou imputé sur d’autres impôts directs dus par la société.
Quand payer le solde d’IS après une clôture au 31 décembre ?
Le solde d’IS est à régler au plus tard le 15 mai de l’année suivante pour une entreprise clôturant le 31 décembre. Il est déclaré sur le relevé de solde n° 2572 après déduction des acomptes déjà payés.


