Fiscalité SASU : les nouveautés 2026 à connaître avant de déclarer tes revenus

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Entrepreneur solo en SASU, il ne suffit plus de “remplir la liasse” à la dernière minute. La fiscalité bouge, les seuils changent, les régimes s’affinent. Résultat : ce qui était neutre l’an dernier peut vous coûter plusieurs milliers d’euros au moment de déclarer vos revenus. Entre l’arbitrage IS / IR, la manière de vous rémunérer, les nouveautés sur les taux réduits, la TVA et la CFE, chaque décision a un impact direct sur votre trésorerie, votre protection sociale et votre fiscalité personnelle. Le sujet n’est pas “technique” pour le plaisir : il conditionne votre capacité à vous payer correctement tout en gardant une entreprise solide.

La SASU offre une flexibilité que n’a pas la micro-entreprise, mais cette liberté se paie par une complexité plus grande. Il faut penser comme un dirigeant, pas comme un simple prestataire : anticiper vos bénéfices, estimer votre tranche d’imposition, regarder si vous cumulez avec un salaire, des allocations ou d’autres revenus. Un président de SASU qui ne prépare pas sa fiscalité se retrouve souvent avec un choc d’impôt sur le revenu ou une CFE oubliée. À l’inverse, avec quelques réflexes simples et une vision claire des nouveautés, il est possible de transformer ce sujet anxiogène en véritable levier d’optimisation fiscale et de pilotage de cash.

En bref

  • Par dĂ©faut, la SASU reste Ă  l’IS, avec un taux normal Ă  25 % et un taux rĂ©duit sur la première tranche de bĂ©nĂ©fice si les conditions sont remplies.
  • L’option pour l’IR est limitĂ©e dans le temps et peut faire grimper votre tranche d’imposition si vos bĂ©nĂ©fices et vos autres revenus augmentent.
  • Votre rĂ©munĂ©ration de prĂ©sident est au cĹ“ur du jeu : salaire, dividendes, ou mix des deux selon vos besoins de cash et votre protection sociale.
  • Les seuils de TVA, de rĂ©el simplifiĂ© et de rĂ©el normal dĂ©terminent vos obligations dĂ©claratives et la lourdeur de votre comptabilitĂ©.
  • TVA, CFE et contributions annexes ne doivent plus ĂŞtre des “surprises” : ce sont des lignes fixes de votre modèle Ă©conomique.
  • Des simulations chiffrĂ©es et un accompagnement sĂ©rieux valent largement le temps passĂ© avant de dĂ©clarer vos revenus.

Fiscalité SASU 2026 : IS ou IR, les choix structurants avant de déclarer

La première décision lourde de conséquences en SASU reste le choix entre impôt sur les sociétés (IS) et impôt sur le revenu (IR). Par défaut, la SASU est à l’IS : c’est la société qui paie l’impôt sur ses bénéfices, puis le dirigeant se rémunère par salaire ou dividendes. L’option pour l’IR, elle, fait “remonter” le résultat directement dans le foyer fiscal du président, comme s’il était en entreprise individuelle. Ce changement d’angle paraît simple, mais il modifie tout : taux effectif, cash disponible, droits sociaux.

En 2026, le taux normal de l’IS reste stabilisé à 25 %. Pour les petites sociétés, un taux réduit à 15 % sur la première tranche de bénéfice (jusqu’à 42 500 € environ) continue de s’appliquer si trois conditions sont réunies : chiffre d’affaires en dessous de 10 millions d’euros, capital entièrement libéré et détenu à au moins 75 % par des personnes physiques. Concrètement, une SASU qui réalise 60 000 € de bénéfice imposable paiera 15 % sur la première tranche, puis 25 % sur le reste. Le taux effectif tourne alors autour de 18 %, ce qui reste compétitif comparé à une imposition directe au barème de l’IR.

L’option pour l’IR, limitée à cinq exercices, reste réservée aux sociétés jeunes, avec un capital détenu majoritairement par des personnes physiques et une activité commerciale, artisanale, libérale ou agricole. Cette option peut sembler intéressante au démarrage, surtout si le foyer fiscal dispose de peu de revenus parallèles. Les bénéfices bénéficient alors du quotient familial, ce qui peut lisser la charge d’impôt. Mais dès que la SASU génère des bénéfices confortables ou que le foyer fiscal cumule salaire, revenus fonciers et autres, l’IR peut propulser le président dans une tranche supérieure et alourdir la facture globale.

C’est exactement ce qui arrive à Marc, consultant en stratégie qui monte sa SASU en parallèle de son CDI. La première année, avec 10 000 € de bénéfice et un salaire modeste, l’IR paraît adapté. Deux ans plus tard, son activité explose, il quitte son poste et réalise 60 000 € de bénéfice. Resté à l’IR, son revenu imposable global bondit, et l’impôt suit. S’il était à l’IS, une partie de ce bénéfice aurait été taxée à 15 %, l’autre à 25 %, puis distribuée éventuellement en dividendes avec une fiscalité encore différente. Le décalage se chiffre très vite en milliers d’euros.

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Autre point clé : à l’IS, la rémunération du président est déductible du bénéfice imposable. Le salaire réduit donc directement la base d’IS, ce qui permet d’optimiser la charge fiscale et de piloter finement le couple “revenu perso / impôt société”. À l’IR, il n’y a pas cette mécanique : le résultat est fiscalement transparent et vient gonfler d’office la base de l’impôt sur le revenu du dirigeant. C’est pour cette raison que le niveau de bénéfice attendu et la situation personnelle du président restent les deux critères centraux.

Avant de cocher une case et d’envoyer un courrier au service des impôts des entreprises, il est pertinent de faire tourner des scénarios. Une projection sur trois ans, avec diverses hypothèses de chiffre d’affaires et de rémunération, permet de voir si l’option IR garde du sens ou si l’IS reste la voie la plus robuste. Des ressources sur la choix de statut juridique et fiscal sont utiles pour poser le décor avant même la création.

En résumé, choisir entre IS et IR n’est pas une question “philosophique”. C’est un arbitrage chiffré, à prendre avant de déclarer vos revenus, en tenant compte de votre modèle économique, de vos marges et de votre foyer fiscal.

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Rémunération du président de SASU : salaire, dividendes et impact fiscal en 2026

Une fois le régime d’imposition choisi, la vraie question de terrain apparaît : comment se payer sans étrangler la société ni sacrifier sa protection sociale. En SASU, le président est assimilé salarié. Sa rémunération de mandat social est donc traitée comme un salaire classique sur le plan fiscal et social lorsqu’on est à l’IS. Elle entre alors dans la catégorie “traitements et salaires”, avec un abattement automatique de 10 % ou la possibilité d’opter pour les frais réels, ce qui peut réduire encore l’impôt sur le revenu.

Ce statut d’assimilé salarié est un atout sérieux : il permet de cotiser pour la retraite, de bénéficier d’une bonne couverture maladie et d’une protection sociale plus solide que celle d’un travailleur non salarié. Le revers de la médaille, c’est le coût : les charges patronales et salariales représentent souvent l’équivalent de 70 % du net versé. Chaque euro de salaire pèse donc lourd dans la trésorerie, surtout les premières années. Un dirigeant qui se sur-rémunère trop tôt risque de se retrouver à court de cash pour financer son activité.

Les dividendes apparaissent alors comme la solution miracle. Ils sont imposés, sauf option pour le barème, à la flat tax de 30 % (12,8 % d’IR + 17,2 % de prélèvements sociaux). Pas de cotisations sociales dessus, pas de fiche de paie à produire. Mais il y a un piège : les dividendes ne génèrent presque aucun droit social. Un président qui ne se verse que des dividendes ne cotise pas à la retraite, n’améliore pas ses droits chômage et se prive souvent d’une protection solide. Fiscalement intéressant à court terme, ce choix peut coûter très cher sur la durée.

Un équilibre intelligent consiste souvent à combiner un salaire raisonnable, qui sécurise les droits sociaux et couvre les besoins de vie, avec des dividendes versés lorsque la SASU réalise un bénéfice confortable. Ce modèle fonctionne particulièrement bien pour les dirigeants qui n’ont pas besoin de sortir 100 % du résultat chaque année et souhaitent laisser une partie du cash en société pour financer du matériel, des recrutements ou de la croissance.

Le tableau ci-dessous résume les grandes différences entre les deux modes de rémunération pour un président de SASU à l’IS :

Critère Salaire (mandat social) Dividendes
Base juridique Rémunération de président assimilé salarié Distribution de bénéfices après IS
Traitement fiscal Catégorie traitements et salaires, abattement 10 % ou frais réels Flat tax 30 % ou barème progressif après abattement
Charges sociales Oui, cotisations importantes mais protectrices Pas de cotisations sociales (hors cas particuliers)
Droits sociaux Oui : retraite, maladie, prévoyance Non ou très marginal
Impact sur l’IS Déductible du bénéfice imposable Non déductible, payé sur le bénéfice après IS

À cela s’ajoute une particularité pour les SASU à l’IR : la rémunération n’est plus traitée comme un salaire sur le plan fiscal. Elle est intégrée dans la catégorie BIC ou BNC selon l’activité, ce qui modifie les règles de déclaration et supprime l’abattement de 10 %. Là encore, sans simulation précise, difficile de mesurer l’effet réel sur votre impôt sur le revenu.

Un bon réflexe consiste à projeter plusieurs scénarios selon vos besoins : “je me verse 2 000 € nets par mois + dividendes en fin d’année si bénéfice”, ou “je limite le salaire au minimum vital la première année, puis j’augmente au fur et à mesure que la trésorerie se consolide”. Des contenus sur les leviers d’optimisation fiscale peuvent aider à structurer ces stratégies sans tomber dans les montages risqués.

La clé à garder en tête : en SASU, votre rémunération n’est pas qu’une ligne comptable. C’est un outil de gestion de cash, de fiscalité et de protection sociale. Le bon dosage fera la différence entre une activité vivable et un business sous perfusion permanente.

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Régimes réels, TVA et obligations déclaratives : ce qui se cache derrière la fiscalité SASU

Au-delà de l’IS ou de l’IR, une SASU vit avec d’autres obligations fiscales qui conditionnent son quotidien : TVA, régime réel simplifié ou normal, déclarations de résultat, liasses fiscales. Ignorer ces sujets, c’est se réveiller un jour avec des pénalités ou une trésorerie asphyxiée par une TVA mal anticipée.

Côté TVA, plusieurs cas se présentent. La franchise en base permet de ne pas facturer la TVA tant que le chiffre d’affaires ne dépasse pas certains seuils (autour de 91 900 € pour la vente de biens et 36 800 € pour les prestations de services). Pratique quand on s’adresse à des particuliers sensibles au prix final, ce régime reste cependant handicapant dès qu’on commence à investir, car la TVA sur les achats n’est pas récupérable. Un consultant qui achète du matériel informatique, des logiciels ou qui sous-traite ne récupère alors rien, ce qui pèse sur sa marge réelle.

Quand la SASU dépasse ces seuils ou travaille majoritairement avec des professionnels, le régime réel de TVA devient la norme. Deux options dominent : le réel simplifié, avec des acomptes et une régularisation annuelle, adapté aux structures modestes ; et le réel normal, avec des déclarations plus fréquentes (souvent mensuelles) pour les sociétés avec un volume d’opérations important. Le choix impacte la charge administrative, mais aussi la gestion de la trésorerie, car la TVA collectée n’est pas votre argent : elle transite par votre compte avant de partir au Trésor public.

Sur le plan de l’IS, la distinction réel simplifié / réel normal joue également. En dessous de certains seuils de chiffre d’affaires (environ 840 000 € pour le commerce et l’hébergement, 254 000 € pour les services), la SASU peut relever du réel simplifié. Les obligations comptables et déclaratives sont alors allégées : liasse fiscale avec les tableaux 2033 A à G, moins de détails à fournir, charges administratives réduites. Au-delà, la SASU bascule au réel normal et doit remplir les tableaux 2050 à 2059, avec beaucoup plus de granularité sur les postes comptables, les dérogations, les changements de méthodes et les écritures de régularisation.

Dans la pratique, cette complexité ne doit pas être subie. Elle se gère. Un dirigeant de SASU qui vise une petite entreprise rentable peut très bien calibrer son modèle en fonction de ces seuils, au moins au début. Monter progressivement en gamme, investir au bon moment, ne pas exploser son chiffre d’affaires sans que la structure soit prête. Des guides sur comment créer une petite entreprise rentable prennent tout leur sens à ce stade, car la fiscalité n’est jamais isolée de la stratégie.

Les formulaires à déposer (déclaration de résultat n° 2065, annexes, comptes annuels, liste des filiales et participations lorsqu’il y en a) ne sont pas là pour décorer. Ils permettent à l’administration de comprendre votre modèle, mais aussi à vous, dirigeant, de voir si votre marge tient la route. Derrière la paperasse, il y a un outil de pilotage : un compte de résultat bien construit raconte votre business mieux qu’un pitch commercial.

En bref, TVA, régimes réels et liasses fiscales font partie du quotidien d’une SASU sérieuse. Les ignorer revient à piloter sans tableau de bord. Les intégrer dans votre routine de gestion, c’est au contraire renforcer votre visibilité et vos marges.

Autres impôts SASU en 2026 : CFE, contributions et pièges à éviter

Beaucoup de créateurs de SASU découvrent l’existence de certains impôts une fois l’avis reçu dans la boîte mail ou le courrier. La cotisation foncière des entreprises (CFE) en est un bon exemple. Elle s’applique presque à toutes les sociétés, même sans chiffre d’affaires, en fonction de la commune d’implantation et de la surface utilisée. La première année, il existe souvent une exonération, mais dès la deuxième, la note tombe. Ce n’est pas forcément un montant élevé au démarrage, mais pour une structure déjà tendue en cash, c’est une dépense de plus qui n’a pas été budgétée.

Au-dessus de certains niveaux de chiffre d’affaires, d’autres contributions entrent en scène. La CVAE, en pleine réforme ces dernières années, a longtemps concerné les entreprises réalisant plus de 500 000 € de chiffre d’affaires. Selon l’activité de la SASU, la présence ou non de salariés et les investissements réalisés, d’autres taxes peuvent se greffer : taxe d’apprentissage, participation à la formation professionnelle, taxe sur les véhicules de société si un véhicule est mis à disposition. Individuellement, ces montants ne sont pas toujours écrasants, mais cumulés, ils peuvent rogner plusieurs points de marge.

Le problème n’est pas tant leur existence que leur absence d’anticipation. Un dirigeant qui construit son modèle économique uniquement sur le prix de vente et les charges visibles (logiciels, sous-traitance, loyer) se fait rattraper par ce genre de fiscalité. Un modèle sain intègre dès le départ une ligne “fiscalité et contributions” dans le prévisionnel, même approximative, pour ne pas subir ces montants comme des imprévus. Les ressources sur les démarches d’ouverture d’entreprise insistent de plus en plus sur ce point : la création, ce n’est pas que le Kbis, c’est aussi le paysage fiscal dans lequel l’entreprise va vivre.

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Pour éviter les mauvaises surprises, certains réflexes simples aident :

  • Consulter le site de la commune ou de l’intercommunalitĂ© pour repĂ©rer les taux de CFE applicables.
  • Simuler la CFE avec une base minimale si vous travaillez depuis un espace de coworking ou votre domicile.
  • Identifier dès la première embauche les contributions liĂ©es Ă  la masse salariale (taxe d’apprentissage, formation, etc.).
  • Éviter d’immatriculer une SASU “dormante” en oubliant que la CFE peut quand mĂŞme s’appliquer.

Ces montants doivent être considérés comme le prix de l’écosystème dans lequel votre entreprise évolue. Ils ne disparaîtront pas. Les intégrer à votre stratégie de prix, de marge et de développement est la seule option raisonnable. Les créateurs qui abordent ces sujets tôt ont un avantage : ils structurent un business capable de tenir, plutôt qu’un projet qui se fait grignoter chaque année par des charges mal maîtrisées.

En définitive, comprendre la CFE et les contributions annexes, c’est accepter que la rentabilité ne se joue pas uniquement sur le chiffre d’affaires, mais sur la gestion lucide de chaque euro qui sort.

Construire une stratégie fiscale SASU solide avant la déclaration de revenus

Une fiscalité subie se traduit presque toujours par des décisions précipitées : dividendes distribués à la dernière minute pour “vider la caisse”, salaire augmenté sans projection, option IS/IR cochée parce que “le voisin a fait comme ça”. À l’inverse, une stratégie fiscale claire transforme la SASU en véritable outil de gestion de patrimoine et de revenu. L’objectif n’est pas de “ne pas payer d’impôts” – mission impossible à long terme – mais de payer un niveau cohérent avec la réalité de votre activité et vos projets de vie.

Cette stratégie commence dès le choix du statut. Avant même de déposer les statuts de la SASU, il est utile de comparer avec d’autres pistes : micro-entreprise, entreprise individuelle, EURL. Des ressources détaillées sur les démarches pour créer une entreprise, ou encore sur la création de micro-entreprise, permettent de poser les avantages et limites de chaque structure. La SASU est puissante, mais pas toujours nécessaire pour un petit test de marché ou une activité complémentaire.

Une fois la SASU adoptée, la stratégie fiscale se construit autour de quelques axes concrets :

  • Projection de bĂ©nĂ©fices sur 2 Ă  3 ans, mĂŞme approximative, pour arbitrer IS / IR et calibrer votre rĂ©munĂ©ration.
  • Simulation de rĂ©munĂ©ration (salaire seul, dividendes seuls, mix) pour voir l’impact sur l’IS, l’IR et les charges sociales.
  • Choix du rĂ©gime de TVA en fonction de votre clientèle (BtoB ou BtoC) et de votre niveau d’investissement.
  • Budget fiscal global intĂ©grant IS ou IR, TVA, CFE et contributions annexes.

Ce travail demande de la méthode, mais il évite de se retrouver bloqué. Les erreurs classiques des créateurs reviennent toujours : oublier une option dans les délais, sous-estimer l’impact de la TVA, confondre chiffre d’affaires et argent réellement disponible. Les contenus orientés terrain sur les erreurs à éviter quand on monte une entreprise rappellent une évidence : la fiscalité n’est pas un sujet secondaire que l’on délègue en fermant les yeux. Même accompagné par un expert-comptable, le dirigeant reste le décideur.

Une SASU bien gérée fiscalement peut devenir un socle pour d’autres projets : rachat de petite entreprise, investissement dans des actifs, diversification de revenus. Mais ce socle se construit sur des choix lucides, pas sur des automatismes. Comprendre les règles de base, suivre les évolutions de 2026 et faire des simulations avant de déclarer vos revenus, c’est déjà vous donner une longueur d’avance sur la plupart des entrepreneurs.

Comment choisir entre IS et IR pour une SASU en 2026 ?

Le choix dépend surtout du niveau de bénéfice attendu et de la situation du foyer fiscal du président. Si les bénéfices sont faibles au démarrage et que le foyer est peu imposé, l’IR peut être intéressant pendant quelques années, à condition de respecter les critères d’éligibilité. Dès que les résultats augmentent ou que le foyer cumule d’autres revenus (salaires, loyers, etc.), l’IS devient généralement plus avantageux grâce à son taux fixe et au taux réduit sur la première tranche. La meilleure approche consiste à faire des simulations chiffrées sur 2 à 3 ans avant de trancher.

Un président de SASU peut-il se rémunérer uniquement en dividendes ?

Techniquement oui, mais ce n’est pas recommandé si la SASU est sa principale source de revenu. Les dividendes ne génèrent presque pas de droits sociaux : pas de retraite significative, pas de vraie protection en cas d’arrêt. Un mix salaire + dividendes est souvent plus pertinent : le salaire assure un socle de protection et ouvre des droits, les dividendes complètent la rémunération lorsque la société dégage un bénéfice suffisant.

Quelles sont les principales taxes à anticiper en SASU en dehors de l’IS ou de l’IR ?

En plus de l’IS ou de l’IR, une SASU doit anticiper la TVA (collectée et déductible selon le régime choisi), la CFE (cotisation foncière des entreprises), et, selon la taille et l’activité, d’autres contributions comme la taxe d’apprentissage, la participation à la formation professionnelle ou la taxe sur les véhicules de société. Ces montants doivent figurer dans le budget prévisionnel dès le lancement pour éviter les mauvaises surprises.

La franchise de TVA est-elle toujours une bonne idée pour une SASU qui débute ?

La franchise en base simplifie les débuts et permet de ne pas facturer de TVA, ce qui peut être apprécié par une clientèle de particuliers. En revanche, elle empêche de récupérer la TVA sur les achats et les investissements, ce qui peut coûter cher si vous équipez fortement votre activité. Pour une SASU travaillant surtout en BtoB ou avec des dépenses importantes, opter pour la TVA dès le départ est souvent plus cohérent.

Peut-on gérer la fiscalité d’une SASU sans expert-comptable ?

C’est possible, mais risqué dès que le volume de chiffre d’affaires, la TVA et les questions de rémunération deviennent un peu complexes. Un expert-comptable ne se contente pas de produire des déclarations : il aide à arbitrer IS/IR, à structurer votre rémunération et à anticiper la trésorerie fiscale. Pour une SASU qui vise une activité sérieuse et durable, cet investissement est rarement superflu.

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